Comme une cravache
j'ai reçu en plein visage,
en silence et sans que tu le saches,
le terrible coup de la rupture,
après tant d'années d'esclavage.
Tel un fouet
ce coup m'a fait succomber
comme un cheval sous la pluie
qui tombe, enfin, assassiné
par l'avalanche de coups enchaînés
donnés par un cocher moustachu et grossier.
Et en rentrant chez moi sur la 54,
j'ai croisé des barrages de l'armée
qui est à la recherche de ta folie terroriste.
Cette folie qui rend tes amants mélancoliques!
A Ouarzazate, 1996
Mohamed AZZAMORI
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