Je t'attends,
chaque jour, chaque heure, chaque instant,
assis au seuil de ma porte à deux battants
et entouré de mes pots à fleurs,les bras croisés, les yeux tournés vers le ciel...
Et j'espère,
à la manière d'un malade alité, d'un prêtre ou d'un adolescent,
mon sourire sur mes lèvres,l'air heureux et bon enfant,
comme un idiot,dans ses beaux vêtements,
s'apprêtant à partir pour l'église du canton,
un dimanche matin.
Mais tu ne viens pas.
Et je continue de draguer le ciel, naÏvement,en souriant,
pareil à un gamin qui s'attend
à voir un OVNI providentiel.
A la fin, je désespère
car la vie est dure,le supplice est sûr et je deviens mûr,
et surtout parce que tu m'as fait la mauvaise surprise de ne pas t'être manifestée.
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