Jeudi 19 janvier 2012
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22:34
Il s'est éteint, par une aube glaciale, ce matin.
Un matin qui manque de soleil comme un nourisson manquant de lait.
Mais une aube est-elle déjà faite pour un décès clandestin?
Il s'est éteint, dans un éclairage imposant et divin.
Même si sa mort fut décidée, à la dernière minute, dans la foulée.
Quelle improvisation au cieux!, quel sacrasme du Destin!!
Il s'est éteint d'une mort grossière à faire rougir une putain.
Une mort amatrice, stagiaire, débutante qui déplaît.
Une mort dont la faux est émoussée par les têtes qu'elle a trop fait rouler.
Une mort de contrebandier, jalouse et traîtresse telle une catin.
Il s'est éteint...pour s'allumer dans nos coeurs, tel un saint.
Il s'est éteint...pour illuminer le ciel, les arbres et le blé.
Il nous a quittés...pour nous retrouver au sommet du gigantesque pin!
Trouvera-t-on quelqu'un qui osera perdre son souvenir, s'il vous plaît?
Négatif. Perd-on une bible arrosée de larmes et de vins?!
Par Littérairement correct
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Publié dans : poèmes
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