Partager l'article ! Le bûcheron, le livre et les oiseaux.: Le bûcheron passait par une crise ...
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Le bûcheron passait par une crise existentielle. Il s'était enfermé chez lui. Il refusait tout contact. Il ne sortait plus..,.et ce, pendant des semaines. Il était devenu un loup solitaire. Sa réclusion n'a pas résolu le problème. Il s'est donc remis à travailler...et à travailler durement et religieusement, à la manière d'un ouvrier communiste.
Seulement, le travail ne lui a pas rendu le sourire. Certes, le travail adoucissait sa peine mais il ne la guerissait pas. Il oubliait sa peine durant des heures, quand il coupait et découpait le bois et quand le bruit de sa hâche résonnait dans la forêt comme un orgue sauvage dans une église déserte et faisait envoler les oiseaux effarés. Toujours est-il que sa maladie le reprenait, tel un mauvais esprit, aussitôt son travail fini. Il pensait alors au suicide...
Des gens lui ont conseillé de pratiquer la religion du village, l'unique religion du village, la religion que tout le village pratiquait et qui remontait à des temps inconnus. Il aquiesca et entreprit d'étudier le livre sacré du village, lequel livre se trouvait dans tous les taudis des villageois qui était illetrès et pourtant qui le gardaient dans des coffres forts. Un représentant de l'ordre établi venaient leur lire des passages de ce livre chaque mercredi, à tour de rôle, taudis par taudis, chaumière par chaumière...
Notre homme attendait avec impatience le mercredi suivant... Et comme prévu, le lectuer public lui rendit visite ce mercredi- là et se mit à lui lire des passsages du livre sacré du village.
Mais le malade en dépit de son écoute religieuse et attentionnée ne trouva dans le livre du village que des devoirs et des interdits, des châtiments et des colères, des chaumières incendiés et des infidèles brûlés, et à la clé, un grand feu purificateur qui dévastera le village avant de l'engloutir
Le bûcheron, dépité, mis à la porte le lecteur public, se recloîtra chez lui pour des semaines et enfin ressortit, souriant et sûr de lui. Il avait trouvé un sens à la vie: il fallait tou simplement profiter des plaisirs de la vie, les plus minimes, les plus futiles, les plus fous, les plus impétueux, les plus banals et les plus menus.
Quant il coupait le bois, il chantonnait. Le bois ne se coupait pas plus facilement mais...les oiseaux ne fuyaient plus.
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