Samedi 30 janvier 2010
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Le plaisir de lire étant une condition sine qua non pour développer une "dépendance" vis-à-vis de la lecture.
On est d'accord là-dessus, encore faut-il définir les concepts de "plaisir" et de "lecture".
Le plaisir suppose que l'on fait quelque chose sans contrainte, ni obligation, encore moins par conformisme. Ce qui suppose que le "travail" fourni n'attend aucune récompense,
reconnaissance ni rémunération. On lit car on aime cela. On lit car on s'y retrouve , on lit car on s'y sent bien. Ainsi, si récompense il y a , elle ne pourrait être que...morale, et de soi-
même vers soi- même. C'est presque de la religion.
Le mot qui fait peur cependant est: la lecture. Certains associent cette "activité" au "professeur", d'autres à l'école et ses exigences, d'autres aux "examens", d'autres enfin à cette
"terrible- machine- à- torture": le dictionnaire.
Or, il n' y a pas d'activité plus "personnelle" et plus "personnalisée" que la lecture: on peut lire une page et s'arrêter, lire le début, le milieu et la fin, commencer par la dernière
page et faire marche arrière, prendre une page au hasard et formuler des hypothèses quant à ce qui précède et à ce qui suit...Bref, la lecture est comme le cinéma ou le théâtre: elle accepte une
infinité de scénarios et de mises en scènes. D'ailleurs, les films et les pièces de théâtre sont souvent adaptés à partir de ...livres.
En conclusion, quand on lit sans pour autant se sentir redevable à qui que ce soit de quoi que ce soit, quand on peut lire un livre en une seule nuit parce qu'il nous a captivé ou s'arrêter
à la deuxième ligne...ou le jeter...voire le déchirer( je pense que déchirer un livre est aussi un acte de lecture s'il est issu d'un choix et non d'une contrainte ni d'une caprice)... Donc,
quand on lit pour lire et non pour s'instruire ni pour répondre à des quesions plus tard...Je pense que dans ce cas, on peut parler de plaisir de lire...comme on parle du plaisir de déguster un
vin ou celui d'écouter une symphonie. Une dernière chose cependant: on n'est pas obligé d'être un " professionnel" pour "déguster" un livre.
Par Littérairement correct
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Publié dans : Réflexion
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