Vendredi 15 janvier 2010
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Tu me disais que je ne pourrais pas
être un bon amant puisque je ne répondais pas
à tes appels quand tu n'arrêtais pas
de me dire: assis, couché ou au pas.
Tu me disais que je ne pourrais pas
conquérir ton coeur même si je forçais le pas
car ta citadelle est imprenable même si elle est à deux pas
de chez moi: ton pont-levis se lève tout seul...au bruit de mes pas.
Tu me disais que je ne pourrais pas
satisfaire ta soif d'amour même si je m'y appliquais pas-à-pas
Tu t'attendais de ma part à la moindre erreur, au moindre faux-pas
pour m'expédier dans le royaume des ombres, alors pressons le pas!
Qu'on en finisse, madame, car je suis un amant assermenté et non pas
l'un de ces amoureux à la sauvette dont tu trouves des lettres sur le pas
de ta porte qu'on ne peut franchir même si on agrandit le pas
comme l'on double les bouchées lors des repas que tu ne sers pas
sauf quand il s'agit d'un hôte que tu reçois alors qu'il ne veut pas
t'honorer, madame, mais juste prendre un repas chaud mais tu ne le sais pas
débutante que tu es en amour mais je te promets je ne le dirai pas
à tes soeurs qui te prennent pour une femme fatale alors que tu ne l'es pas
Et si ton voisin, ta dernière victime, ne sait pas
que tu es stagiaire en amour alors ne t'inquiète pas
je n'irai pas lui souffler cette vérité car ne sais-tu pas:
l'amour est un virus que l'on a dans le sang ou que l'on a pas?
Par Littérairement correct
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Publié dans : poèmes
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