Dimanche 11 décembre 2011
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On parle souvent de "mérite". On ignore son sens précis. Cela fait partie, en quelque sorte, des mots que l'on utilise à tort et à
travers, faute d'en trouver mieux. Un peu comme l'on dit, "Bonjour" même si le jour en question n'aurait rien de beau, absolument rien...Ainsi, un médecin, arrivé à la hâte, au chevet d'un
mourant, lui dira sûrement:"Bonjour!"...une façon de parler...tout simplement...Et d'ailleurs, que proposeriez- vous à ce médecin? Qu'il dise:"Salut"? "Comment ça va"? ...Cela reviendrait au
même...Des expressions creuses, sonnantes et trébuchantes, arbitraires, conventionnelles, stériles...langagières et humaines, en somme. Et tout ce qui est humain est...relatif, très
relatif.
A ce niveau, l'on parle, dans le domaine de la fonction publique et privée, de "mérite", de "rénumération selon le mérite", de "salaire selon la
rentabilité", et dans le domaine scolaire, par ailleurs, l'on parle d'"ordre par mérite"...Des expressions qui en disent long car elles disent tout et rien, en même temps!...La raison
en est que, dans la fonction publique, la rémunération a toujours été en rapport avec l'ancienneté, que vous méritiez cette rémunération ou pas, alors que dans le secteur privé, le salaire a été
toujours calculée en fonction de paramètres beaucoup plus complexes, en fonction du degré de votre allégeance, de votre dévouement, de votre "prêt à tout"-- y compris prêt à vendre votre
ami...pour prendre sa place, par la suite!-....Tous les paramètres y passent donc...sauf le mérite... A quand donc l'homme qu'il faut à la place qu'il faut quand il le faut?
On nous rabat, hélas, les oreilles par des sornettes avec lequelles on nous assomme chaque jour...des sornetttes de type: "l'ordre du mérite", "selon le
mérite", "lui, il le mérite"...Il ne manquait plus q'une décoration de mérite...laquelle décoration existe bien dans plusieurs pays, huereusement ou...malheureusement!
Ainsi, des inspecteurs de travaux finis dépêchés à la va- vite, viennent constater-- à la manière des huissiers-- si un fonctionnaire "mérite" bien
son salaire, et partant, ils rédigent des rapports dans ce sens---si jamais ils les rédigent-- pour que ses rapports aillent directement aux archives...sinon aux poubelles.
Toutefois, ces" inspecteurs" méritent-ils d'être "les inquisiteurs du mérite"? Font-ils leur travail comme il le faut? Sont-ils supervisés par leurs
chefs hiérarchiques? Et quand bien ce serait vrai, ces derniers méritent-ils de superviser ces inspecteurs?...
Vous conviendrez donc que, en raisonnant de la sorte, on tombe dans un cercle vicieux qui est plus dangereux que des sables mouvants...Ce raisonnement
est donc contre- productif, voire insensé vu que, la notion du mérite ne relève plus de la réalité mais de la mythologie et dans les meillers des cas de l'histoire de ...la chevalerie du Moyen-
Age!...La raison en demeure que, le mérite se calcule selon des critères objectifs, selon des grilles préconçues scientifiquement....Et même si ces grilles existaient, la lecture humaine les
fausseraient....Pour vous dire que l'on ne peut jamais calculer objectivement une notion subjective!
Mohamed AZZAMORI, à Tetouan, le 11 décembre 2011.
Par Littérairement correct
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Publié dans : Réflexion
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Bonne année 2012, Mohamed, et mes meilleurs voeux !
Merci bcp...Vous êtes très gentil.