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Réflexion littéraire et philosophique. Extraits de l'auteur.

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Sens interdit. (Nouvelle)

              Il ne comprenait pas le pourquoi des choses mais il devait s'exécuter. Par conformisme sans doute, comme font la plupart de ses compatriotes. Il devait s'abstenir de prendre toute nourriture--y compris de l'eau, du café( sa drogue à lui), des gâteaux et dés médicaments-- durant toute la journée...au moins, en public. Mais chez lui, non plus, il ne pouvait pas commettre ce "délit" par crainte de la réaction de sa femme et de ses enfants. Elle, elle le prendrait pour un impie, un lâche, une tapette alors que ses enfants ,eux...ils ne comprendraient pas pourquoi leur papa "faisait exception à la règle"...parce que leurs camarades, à l'école, leurs diraient que leurs papas à eux étaient sur "le droit chemin" puisqu'ils "se conformaient à la règle", et partant ce drôle de papa, le père de ces pauvres enfants, ne serait qu'un marginal, pire, un criminel qui osait manger et boire durant la journée...chose qui est strictement bannie....Il faut attendre le coucher du soleil.
   Lui,  il essayait de comprendre...mais c'était comme ça et pas autrement . Il avait besoin de toutes ses énergies pour bosser mais qui parlait de "bosser"? L'important c'était d'observer la "règle"....C'est vrai que ne rien prendre durant toute une journée de canicule allait vous mettre dans un drôle d'état. En fait, c'est cela la moralité de l'histoire: ne rien prendre et "se retenir": ne pas insulter, ne pas crier, ne pas prétexter de maladie pour passer toute la journée à la maison...Du coup, lui, il enviait ses collègues qui étaient de service la nuit. Eux au moins, cela leur convenait bien...Il ne devait pas se poser la question si c'était injuste ou pas et si ses collègues de nuit, eux, passaient toute la nuit, au boulot, en mangeant leurs plats préférés, à l'abri du soleil de la journée,  et en se réservant toute la journée pour dormir, pour "hiberner" jusqu' au coucher du soleil où ils pourraient ...recommencer à manger, alors que lui, il devait se réveiller à cinq heures du matin et bosser une douzaine d'heures....sans boire ni manger. Bref, les choses étaient faites comme ça. Et pour qui se prenait-il lui pour légiférer, philosopher ou cogiter?. Il fallait suivre ce que les autres faisaient: ne rien prendre du matin jusqu'au soir... et attendre "l'autorisation", données par les instances compétentes, pour se mettre à table, au coucher du soleil...et observer l'interdiction de prendre quoi que ce soit, annoncée par ces mêmes autorités, à partir d'un moment bien défini de l'aube. Simple, non? Et voilà, fallait faire comme ça et ne pas se casser la tête ni s'attirer des ennuis...qui peuvent être graves... 
      Le lendemain, il a fait comme tout le monde:" il est entré dans le rang", disaient les gens. Il attendait donc l'autorisation de se nourrir et passaient la soirée et la nuit à manger, à se gaver, pour emmagasiner des forces en vue des travaux qui l'attendaient le jour suivant.
      Mais ce jour- là, et à cause de ce qu'il avait pris la veille, il avait des nausées et des maux d'estomac... A midi, il a vomi...Et voilà, la journée était gâchée: il ne savait pas que vomir c'était comme prendre de la nourriture. Cela gâchait la journée et il fallait la refaire plus tard.
       Ainsi, le jour d'après,il a fait tout son possible pour ne pas craquer: la veille, il avait mangé peu et donc ce jour-là, il se trouvait mal armé pour affronter le travail sous un soleil brûlant. Du coup, il attendait avec impatience le coucher du soleil et ne faisait pas très attention à son travail, d'ailleurs il ne travaillait pas mais tergiversait, se cachait presque pour ne pas être remarqué et ne pas recevoir des consignes à exécuter: cela lui a valu un avertissement. Trente minutes avant le coucher du soleil, il conduisait sa voiture à une vittesse trop excessive. Normal. Il voulait regagner son domicile pour prendre le repas du coucher du soleil en famille et il ne faisait plus attention au milieu de cette circulation dense: ses réflexes ne répondaient pas bien car il n'avait rien bu ni mangé pendant plus de douze heures....et il n'a pas respecté la priorité à un carrefour...pire, il a réagi trop tard et il a falli écraser un gamin...Toutefois il est arrivé chez lui en un seul morceau et il était content. Il a fait comme tout le monde, durant cette journée et c'était la dernière journée...Demain, il pourrait prendre tout ce qu'il voulait, mets et boissons, en pleine journée...pas la peine d'attendre le coucher du soleil...Il fut donc doublement content! 
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T
<br /> Bonjour,<br /> je reviens juste une seconde sur cet article et ton commentaire pour t'offrir ce proverbe italien que je trouve en parfaite adéquation avec ce qui est écrit: "mieux vaut vivre un jour comme un lion<br /> que cent ans comme un mouton",<br /> passe une agréable journée, amicalement, Nicole<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Bien reçu. Je pense que , hélas, des sociétés déterminées préfèrent, voire imposent à leurs citoyens l'esprit de "mouton". J'aimerais dans ce sens te raconter une blague, bien réelle du<br /> reste: un ministre de chez nous, dans les années 80, un ministre de l'agriculture disait dans une allocution devant des paysans( illetrés par définition , par formation et par vocation): "cette<br /> année est bonne car le nombre de mouton est un record par rapport aux années précédentes". "C très bien" ajouta t il et volubile et excité il enchaîna: " d'ici la fin de l'année à ce rythme là<br /> tout notre cher pays sera un pays de moutons". Les paysans ont applaudi. En fait, le ministre a commis une seule faute, celle de la conjugaison du verbe être. Il ne fallait pas le mettre au futur<br /> car ce pays-là est depuis des siècles un pays de moutons. Mes amitiés, Nicole! Et merci pr ta fidélité et ta...gentillesse.<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> Elle est intéressante, cete nouvelle, pour ceux, comme moi, nombreux ici, qui ne sont pas de cette culture du Ramadan et s'interrogent, chaque année: comment font-ils, quelle est cette force, cette<br /> énergie, ça doit être difficile pour certains etc...<br /> C'st un peu de parole libe qui se lit ici, il devrait y en avoir plus, et de la part de toutes les cultures. Merci!<br /> <br /> <br />
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A
<br /> j'essaye juste de "rapporte" autant qua faire ce peut, quelques aspects...absurdes de quelques comportements...schèzophrènes de quelques "fidèles"...non patentés! Merci à vous!<br /> <br /> <br />
T
Bonjour,Deux choses dans cette nouvelle:d'abord le fait de faire comme tout le monde pour ne pas se démarquer, pour être normal au sens anthropologique du terme, et l'on se demande quelle peut être la valeur d'une règle à lquelle on obéit uniquement par la contrainte du regard accusateur des autres? sans la foi entre la nécessité de ce que l'on accomplit cet acte est nul, mais on sauve la face et parfois sa peau...ensuite, l'anecdote évoquée dans cette nouvelle, je l'ai connue en vrai par deux fois, une fois  un ami qui a failli se tuer avec trois enfants au bord de sa voiture, une deuxième fois un autre qui a failli s'écrouler sur la chaîne de montage d'une usine automobile,tiens! je n'avais pas pensé à ces amis depuis longtemps, ils sont si loin, mais tu vois tu as réussi à les faire revivre dans ma mémoire, c'est çà la force des mots,passe une belle journée, Nicole
Répondre
T
Bonjour,Deux choses dans cette nouvelle:d'abord le fait de faire comme tout le monde pour ne pas se démarquer, pour être normal au sens anthropologique du terme, et l'on se demande quelle peut être la valeur d'une règle à lquelle on obéit uniquement par la contrainte du regard accusateur des autres? sans la foi entre la nécessité de ce que l'on accomplit cet acte est nul, mais on sauve la face et parfois sa peau...ensuite, l'anecdote évoquée dans cette nouvelle, je l'ai connue en vrai par deux fois, une fois  un ami qui a failli se tuer avec trois enfants au bord de sa voiture, une deuxième fois un autre qui a failli s'écrouler sur la chaîne de montage d'une usine automobile,tiens! je n'avais pas pensé à ces amis depuis longtemps, ils sont si loin, mais tu vois tu as réussi à les faire revivre dans ma mémoire, c'est çà la force des mots,passe une belle journée, Nicole
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A
<br /> Merci Nicole: entre nous, être un mouton de Panurge ne me dit pas grand chose. Je préfère être qualifié d'outsider ou de révolté...mais que veux tu, la société traditionnelle fait la pluie<br /> et le beau temps!<br /> <br /> <br />