Tu ne m'as pas dit que tu l'aimais. Tu ne m'as pas dit qu'il te blâmait. Tu ne m'as pas dit que tu ramais sur cette galère où rien ne rimait.
Tu ne m'as pas dit qu'il te battait. Tu ne m'as pas dit qu'il convoitait tes biens, à cause desquels il restait un mari vivant avec ses maîtresses mandatées mais pleurnichant dans tes jupes lors de ses adversités.
Tu ne m'as pas dit que tu le trompais avec son pire ennemi qui te dopait avec des breuvages d'amour lors de vos soupers et qui te faisait l'amour à même le sol.Quel toupet!
Je n'ai su tout cela que quand tu es sortie par la "porte des artistes" alors, je te dis: tant pis! J'aurais aimé que tu le quittes mais tu étais mal partie surtout quand il sut que tu aimais son pire ennemi et il en pâtit surtout quand il savait que tu jouissais à même le sol, investie d'orgasmes royaux comme une impératrice, ma chère Cathy.
Mais il ne savait pas que tu le trompais à loisir avec tous ses ennemis: ne savait-il pas lire dans tes yeux impassibles comme ceux d'un vizir? Mais entre nous: de tes amants fus-je le meilleur ou le pire?