Réflexion littéraire et philosophique. Extraits de l'auteur.
Je me sens toujours coupable
quand une femme fait une fausse couche
ou quand un prêtre prend la mouche
lorsqu'on lui pose des questions sales.
Je me sens toujours coupable
quand une pute tombe enceinte
ou quand un malade mental se suicide à l'hôpital.
Je me sens vraiment coupable
lorsque deux amoureux se tournent le dos
et que la rupture devient inévitable.
Je me sens aussi coupable
quand un flic est trop brutal,
quand un agonisant pousse des râles,
quand Cendrillon quitte le bal
et y laisse une chaussure irrécupérable.
Je me sens enfin coupable
lorsqu'un témoin ment au tribunal,
lorsqu'un juge commet une faute monementale,
ou lorsqu'un assassin se sent, un jour, coupable.
A Ouarzazate, 1996.
Mohamed AZZAMORI.