Réflexion littéraire et philosophique. Extraits de l'auteur.
Je pense que l'acte d'écrire, avec sa complexité, ses paramètres et ses constantes, ressemble à l'acte de prendre une douche ou un bain. On prend une douche vite-fait, à la deux-quatre-six avant d'aller au travail, par conformisme social, par souci de paraître "propre", par habitude, parce que l'on se sent sale, pour exorciser la gueule de bois de la veille....mais on peut la prendre par...philosophie, par éthique, par souci de se faire du bien et on prend son temps là-dessus . Je dirais même que l'on en jouit.
Ainsi, l'on prépare d'abord le cadre: un vrai rituel, puis l'on prépare l'eau; on le régule, le module, et l'on prépare aussi un accompagnement: musique, amuse- gueule, boisson, lectures, flash back dans son passé, réflexion, déconnexion de la réalité... L'on laisse l'eau nous ...pénetrer, nous bercer, nous caresser. On devient un "être marin". On suit des étapes, comme si l'on était dans un laboratoire. On lave son corps et son esprit. C'est presque religieux...L'important c'est que l'on prend son temps...car cette douche ou ce bain doit se faire en dehors des repères spatio-temporels...La fin de la douche vous donne un être nouveau, un nouveau-né prêt à affronter la journée.
Alors, si les collègues vous disent que vous êtes mal rasé, ou que vos cheveux sont mal essuyés ou que vous avez ...les "restes" d'une douche visibles quelque part sur votre corps, vous leur sourirez et vous plongerez dans votre dossier, derrière votre bureau tout en vous demandant:"Et s'ils savaient pour les "restes" de cette douche sur mon esprit?". Je pense que l'écriture, cest pareil: on écrit pour...se manifester, se retrouver, se réconcilier avec soi- même...C'est un travail intime...comme la douche que l'on prend et qui pourrait- être prise n'importe où, n'importe comment, quitte à ne pas utiliser de l'eau, mais en intimité et surtout en religiosité!