Réflexion littéraire et philosophique. Extraits de l'auteur.
Je m'appelle Marc et je suis chauffeur de taxi. Je parcours la ville dans tous les sens, comme une dame sur un échiquier. Je survole les avenues et je mate les pistes. Je traverse les tunnels et je glisse sous les arcs. Et par les ponts, je conquiers...
Lire la suiteRestant seul en tête-à-tête avec le tableau noir, le cancre panique, comme s'il était jeté dans une immense mer noire et qu'il ne savait pas nager. Il tripote le morceau de craie qu'il tient à la main, et supplie de ses yeux mouillés les camarades de...
Lire la suiteQuand j'avais seize ans, ma mère me disait souvent, l'index pointé, l'air savant, que je devais suivre ses conseils imposants et les mettre autour de mon cou frêle d'adolescent, comme j'aurais fait d'un collier ancestral qui devait m'être salutaire ou...fatal....
Lire la suiteLe villageois espagnol pousse, un matin, les deux battants du portail de l'église déserte et s'arrête, un instant, au seuil de ce saint lieu, les bras horizontaux tenant les deux battants du portail rigide. Il a ainsi l'air d'un brave Jésus crucifié....
Lire la suiteComme au bon vieux temps, Michel drague des yeux son téléphone. Et le poing sous la joue, il attend, l'air fidèle, sincère et patient, que sa bien-aimée Martine l'appelle. Mais aujourd'hui, Martine n'appelle plus Michel. Et pourtant, comme au bon vieux...
Lire la suiteLe détenu est réveillé en pleine nuit. "Demain, tu graviras les marches de la potence" lui annonce son goêlier, l'air joyeux et niais. Puis, il lui ajoute comme s'il s'adressait au roi de France: "En attendant, faites sire, des rêves inouis!". Les yeux...
Lire la suiteLe bus espagnol se pavane dans les rues de Cebta, à la manière d'une patrouille de police, lors d'un couvre-feu. Un couvre- feu virtuel, dans la ville de Cebta. Le bus espagnol s'arrête sportivement quand le feu est au rouge. Et quand le feu passe au...
Lire la suiteLe cimetière reçoit le dimanche des troupes de visiteurs parfumés et bien habillés et des gamins et des gamines qui ne comprennent pas encore le pourquoi de ce lieu et de ces larmes endeuillées. Alors, ils troublent, inocemment, la paix de cette cité,...
Lire la suiteCette ville m'enivre par les parfums qu'exhalent ses encensoirs. Cette ville me saoûle par ses statues: gardiennes de son histoire. Cette ville me grise par les poitrines de ses femmes, en exergue, sur les trottoirs. Cette ville m'ensorcelle en réfléchissant...
Lire la suiteQuand une gitane casse sa guitare, quand un prêtre perd la foi, quand un cannibale dévore son roi, quand un saint tatoué aux bras se bagarre dans un bar, quand un piéton éclate en jurons devant un appel de phares... quand le Diable se répand en pleurs...
Lire la suite